Cancer de l’estomac : diagnostic et traitement

Le cancer de l’estomac reste la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde après celui des poumons. En France, on enregistre près de 9000 nouveaux cas chaque année, ce qui en fait une maladie assez grave, mais du reste, sinueuse.

Les symptômes d’un cancer de l’estomac

Au début de la pathologie, les symptômes sont banals et on n’y prête pas très souvent attention. Quelques signes doivent cependant vous inciter à consulter un médecin, surtout s’ils deviennent fréquents ou si vous en ressentez plusieurs simultanément.

On peut citer par exemple les brulures d’estomac, une déglutition douloureuse, l’impression que les aliments restent coincés dans la gorge, la digestion difficile, les nausées, les vomissements, l’amaigrissement, la faiblesse, la fatigue, l’anémie, une pâleur ou coloration jaune de la peau, des malaises, des vomissements de sang, la présence de sang noir dans les selles, etc.

Les facteurs de risques du cancer de l’estomac

La cause essentielle est l’Helicobacter Pylori, une bactérie présente dans l’estomac d’au moins 30 % des canadiens et d’au moins 50 % de la population globale. Elle est inévitablement liée au développement du cancer chez l’homme. On estime qu’elle est à l’origine d’au moins 60 à 90 % des cancers gastriques. C’est généralement pendant l’enfance que la bactérie s’installe dans l’estomac et elle y reste souvent toute la vie.

Elle peut entrainer une inflammation sévère de l’estomac, voire un ulcère gastro-duodénal, mais elle est asymptomatique dans la majorité des cas. Les lésions causées par l’Helicobacter Pylori finissent par évoluer en cancer au bout d’une dizaine d’années pour 1 à 3 % des personnes infectées. L’élimination de l’Helicobacter par un traitement spécifique (antibiotique + antiacide) protège de l’évolution cancéreuse, à condition que les cellules n’aient pas déjà atteint le stade cancéreux.

Les autres facteurs de risques sont : le sexe, l’âge (à partir de 55 ans), l’ingestion excessive d’alcool, une alimentation essentiellement salée (les fromages, la charcuterie) ou riche en graisses, la consommation régulière d’aliments fumés, séchés ou marinés, une alimentation non pourvue en fruits et légumes, des passés de chirurgie de l’estomac hérédité.

Traitement du cancer de l’estomac

Le médecin peut procéder à une chirurgie encore appelée la gastrectomie, c’est-à-dire l’ablation d’une partie plus ou moins importante de l’estomac selon l’étendue de la lésion. Il peut arriver que la totalité de l’estomac doive être enlevée. Le chirurgien relie alors l’œsophage au duodénum (partie supérieure de l’intestin grêle). Autrement, le chirurgien peut procéder au curetage ganglionnaire qui consiste à enlever les ganglions lymphatiques situés près de l’estomac.

L’analyse de ces ganglions permettra de déterminer le risque de métastases. Une chimiothérapie peut être prescrite avant l’intervention chirurgicale pour diminuer la taille de la tumeur et limiter l’ablation de l’estomac.

Elle peut également être administrée après l’opération chirurgicale pour détruire les cellules résistantes après l’opération. Elle constitue l’essentiel du traitement en cas de métastases. Enfin, le médecin peut envisager une radiothérapie, c’est-à-dire un traitement par rayons en complément de la chirurgie pour prévenir les risques de récidive.